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Vieux 02/10/2006, 07h03
Post le cône en diamant
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Human-Fly
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Envoyé par lalouna Voir le message
wala donc, comme nouveau et unique Thème:

un voyage à travers le temps à l'aide d'un moyen de locomotion de votre choix

avec
ces mots imposés:

- boussole
- exhaler
- échelle
- inconnu,e
- perroquet



fin du voyage le 2 octobre 2006 aux alentours de midi

.. j'vous souhaite une bonne balade et à tout bientôt!

à vous d'jouer !
La cité d'Asmarilda étincelait de mille feux quand l'astronef s'en éloigna, emmenant à son bord le professeur Milkchek et sa fidèle assistante Naru. Le tableau de bord du professeur indiquait la date du 13 septembre 4512. Le professeur et la jeune femme rapportaient de la station intersidérale géante toutes sortes de données, de documents, de sommes de connaissances potentiellement exploitables... Et d'incroyables souvenirs du futur... Toutefois, pour eux, le futur n'était plus qu'une chose relative, depuis qu'ils voyageaient à travers le temps... Ils s'étaient émerveillés de la cité d'Asmarilda autant qu'eux-même y avaient suscité l'intérêt et la curiosité, à chacun de leurs gestes. Comme au moment où le professeur avait sorti de sa poche une boussole qui devait dater au moins du vingtième siècle, et qu'il emmenait partout avec lui, y-compris sur des planètes étrangères, pour s'amuser à voir si elle y fonctionnerait, ou non...

Refermé sur les corps allongés du professeur et de Naru, le caisson spatio-temporel quitta l'astronef peu après l'atterrissage de ce dernier. Le professeur et Naru séjournèrent dans l'Inde du dix-neuvième siècle une semaine, où ils goûtèrent l'hospitalité princière d'un maharadjah, et purent à loisir déambuler dans le palais de leur hôte, et même découvrir une partie de la jungle alentour. Sans réellement comprendre que ses invités voyageaient à-travers le temps, le maharadjah devinait qu'il hébergeait chez lui des hôtes exceptionnels. Bien que le professeur fût plus âgé que Naru, l'un et l'autre semblaient ne pas avoir vraiment d'âge. On sentait en eux la passion héritée des voyages incroyables dont ils revenaient, mais aussi et surtout le goût de l'aventure, et la curiosité de découvrir encore et toujours de nouveaux déserts, de nouvelles foules, de nouveaux trésors... Il leur était naturel de voyager sans jamais la moindre limite d'espace ou de temps, comme il est naturel à de l'encens qui brûle d'exhaler son parfum...

Sans doute allaient-ils se laisser tenter par l'Egypte antique... Peut-être même oseraient-ils une excursion ou deux sur la planète Terre de l'époque préhistorique, quelques cent millions d'années avant qu'on y vît le premier être humain... Pour le plaisir de surprendre, fût-ce de loin, quelques-uns de ces fameux dinosaures...
Quand on a la possibilité de partir en quelques secondes pour n'importe quel lieu, et d'y plonger à n'importe quelle époque, l'échelle du temps prend une valeur inédite, au potentiel vertigineux et presque abstrait...
Pourquoi voyageaient-ils encore, après plusieurs milliers d'escapades en autant d'époques et de lieux différents? Pour fuir? Fuir quoi?... La peur de la mort?...
Et surtout, comment donc le pouvaient-ils?... Naru elle-même ignorait ce qui permettait au caisson spatio-temporel de mériter son nom, et de réaliser en moins de temps qu'il en faut pour le dire n'importe quelle distance, tant dans l'espace que dans le temps...

Peut-être choisiraient-ils finalement un futur lointain de plusieurs millions, ou pourquoi pas plusieurs milliards d'années... Sur une planète inconnue. Naru s'étonnait d'avoir parcouru de telles distances presque sans dommages, presque sans la moindre égratignure... Comme si elle et le professeur pouvaient se jouer de tous les dangers, et survivre sans dommages à toute sorte de péripéties...
Au miracle d'une capacité infinie d'exploration de l'espace et du temps, venait s'ajouter celui d'une chance insolente et pour ainsi dire invraisemblable...
Naru avait ressenti dès leur tout premier voyage temporel le besoin de vérifier qu'elle ne rêvait pas, et son corps était désormais presque entièrement recouvert de tatouages dont chacun lui rappelait un lieu, et une époque. Ainsi le cône en diamant, symbole de la cité d'Asmarilda, tatoué en haut de sa poitrine, avait rejoint d'autres motifs qui ornaient sa peau, laquelle gardait ainsi le souvenir d'escapades que sa raison pourrait peut-être un jour rejeter aux confins de sa conscience...

Un beau matin, Naru s'éveilla, et sortit du caisson spatio-temporel avec l'impression d'avoir dormi pendant des siècles... Le calendrier du caisson indiquait la date du 2 octobre 2006. Le professeur était déjà réveillé, et s'amusa du regard hagard de la jeune femme... Mais ce furent les cris stridents du perroquet du professeur qui acheva de réveiller pour de bon la jeune femme. Celle-ci regarda vers le caisson dont elle venait de s'extirper laborieusement... Elle y vit un ensemble de diverses courroies, d'électrodes, de voyants lumineux, de filtres à oxygène, comme d'habitude. Mais pour la première fois, elle fut persuadée qu'aucun de ces voyages spatio-temporels n'avait vraiment eu lieu...
" -Vous vous demandez comment fonctionne ce caisson spatio-temporel?" demanda le professeur. "Je vais vous le dire. Pour autant que je puisse moi-même prétendre en avoir compris le principe... Il nous fait rêver, au sens littéral. Et sur commande, ou presque. Il nous conduit aussi loin que peut nous porter notre imagination, mais en donnant à chacun de nos rêves une matérialité d'un réalisme saisissant. Si bien qu'il nous est difficile, même après le réveil, de dire en quoi les souvenirs de nos rêves diffèrent de ceux que nous avons de la réalité...
- Ainsi, Professeur, nous n'avons jamais quitté ce caisson, dans cette maison?... Et nous n'avons pas plus voyagé dans l'espace que dans le temps?...
- Pas littéralement, non. Seules nos pensées ont parcouru ces distances. Nous n'avons voyagé que dans l'espace virtuel de nos rêves."
Naru se sentit comme trahie, désenchantée, abatue... Elle trouva par habitude le chemin de la salle de bains, et s'y déshabilla avant de prendre une douche.
Soudain son regard se figea, et elle resta bouche bée : aucun de ses tatouages ne manquait...
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CERCLE DES ANGES ©
Parrain de mamyblue et de CarodeDakar
flickr



Dernière modification par Human-Fly ; 02/10/2006 à 09h08. Motif: ajout d'un titre
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